Une enquête interne a été lancée par la Coordination rurale (CR) suite à des allégations d’agression sexuelle visant un de ses membres, le vice-président de la chambre d’agriculture d’Indre-et-Loire. Les incidents seraient survenus à Paris durant le Salon de l’agriculture le 22 février dernier, comme le rapporte France Bleu. La victime présumée est une salariée de la chambre d’agriculture du Centre-Val de Loire.
Selon les premiers témoignages, le suspect aurait envoyé des messages à connotation sexuelle à son interlocutrice tout au long de la journée. De plus, des témoins ont affirmé qu’il aurait touché inappropriément la jeune femme sur le stand du syndicat agricole. François Walraet, secrétaire général du syndicat, a indiqué que l’employée aurait été "en état de choc" et aurait nécessité une intervention médicale après un malaise.
Deux démissions annoncées
À présent, la salariée est en arrêt maladie. De son côté, le mis en cause a choisi de quitter ses fonctions à la chambre d’agriculture, invoquant des "raisons personnelles et médicales," selon Ici Touraine. Face à cette situation délicate, Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, a déclaré avoir mis en place "des mesures protectrices" après avoir été informé des allégations, ajoutant que les éléments de l’affaire relèvent désormais également de la justice si la salariée souhaite faire valoir ses droits.
« Je préfère avoir un regard objectif sur ces événements. Je ne peux pas me permettre de faire preuve de négligence dans le traitement de tels dossiers », a affirmé Bertrand Venteau dans l’émission Ma France de France Bleu. En outre, l'ex-présidente de la Coordination rurale, Véronique Le Floc’h, a annoncé sa démission du comité directeur, en évoquant cet épisode comme "l’événement de trop" face à des critiques jugées injustes et à un climat de sexisme perçu pendant son mandat.







