Le commissaire européen Valdis Dombrovskis a récemment exprimé de vives inquiétudes concernant l'impact économique d'un conflit prolongé au Moyen-Orient. Selon lui, les perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz et les attaques visant les infrastructures énergétiques des États du Golfe pourraient entraîner un phénomène de stagflation, c'est-à-dire une combinaison d'inflation élevée et de croissance faible.
Dans une déclaration faite le 9 mars, Dombrovskis a averti :
"Si la crise s'éternise, les conséquences sur l'économie mondiale et européenne pourraient être désastreuses, menant à un choc stagflationniste majeur."
Les experts économiques, tels que Christian de Boissieu, économiste à l’Université Paris 1, partagent cette préoccupation. Il souligne que les marchés réagissent déjà, avec une flambée des prix du pétrole qui pourrait affecter l’inflation dans l’ensemble de l’Europe. L'analyste financier Marco Pedrotti du cabinet d’études économiques Bastion insiste sur la nécessité pour l'UE d'agir rapidement, en diversifiant ses sources d'approvisionnement énergétique pour atténuer les impacts potentiels.
Les récents événements au Moyen-Orient, intensifiés par les nouvelles frappes en Iran et au Liban, confortent ces préoccupations, comme le rapportait France Info cette semaine. Emmanuel Macron lui-même a indiqué que le conflit pourrait durer "peut-être plusieurs semaines", soulignant l’urgence de la situation.
Il est donc vital pour les institutions européennes de prendre les devants et d'élaborer des stratégies afin de se prémunir contre une crise économique d'une telle ampleur. Car si les tensions se poursuivent, tous les indicateurs économiques risquent de virer au rouge.







