Hier, dans le 5e arrondissement de Paris, Jean-Luc Mélenchon a fait vibrer la salle de la Mutualité pour un meeting en soutien à Sophia Chikirou, candidate aux municipales de 2026. Le leader de La France Insoumise (LFI) a tenté de faire oublier les récentes polémiques qui entourent sa candidature, s'adressant à une salle enthousiaste.
Des partisans venus de loin, comme Thierry de Corse ou Juan de Pierrefitte-sur-Seine, ont répondu présents pour soutenir leur chef de file en cette période critique. Accueilli par des cris de "Résistance !", Mélenchon a affirmé : "Cela me touche beaucoup, cela me permet d’entrer dans le sujet par la porte des affects ! Vous me remontez le moral !" La dynamique semble solide malgré les accusations d'antisémitisme liées à des propos controversés tenus récemment à Lyon et à Perpignan.
Thierry, un militant, a réagi à ces polémiques, exprimant son incompréhension face à ce qu'il qualifie de "faux débats". Pour lui, il ne s'agit pas de la première fois que Mélenchon utilise des jeux de mots. "C’est Paris qui interprète mal ces blagues," a-t-il ajouté, faisant écho aux sondages qui prévoient un score en deçà de 10 % pour la candidate à Paris. Pourtant, Suzanne, une jeune militante, reste optimiste, estimant que les sondages sous-estiment toujours les résultats de LFI.
Juan, un directeur d’école, admet que certains amis ont été déroutés par les récents discours, mais il défend la liberté d'expression de Mélenchon et souligne l'importance de distinguer les propos innocents des véritables discours haineux. Noémie, une autre militante, préfère maintenir discrétion sur son vote, redoutant les discussions autour de l’antisémitisme.
Sur scène, Mélenchon a choisi de minimiser ces polémiques. "Nous ne croyons pas aux calomnies qui nous accablent, nous ne sommes pas anti-sémites", a-t-il déclaré, tout en évacuant les controverses récentes. Concernant le décès d’un jeune militant d’extrême droite, il a également tenté de le désamorcer, qualifiant la situation de "traquenard".
Au-delà de la polémique, le discours de près d'une heure et demie a abordé des sujets variés tels que le féminisme, tout en réservant un moment pour présenter Sophia Chikirou. Toutefois, comme à son habitude, il n’a pas manqué de glisser une allusion à Donald Trump, qu’il a surnommé "Troump".







