La demande de fusion des peines de Nicolas Sarkozy, dans les affaires Bismuth et Bygmalion, a été catégoriquement rejetée par le tribunal correctionnel de Paris. L'ancien président devra ainsi purger une peine d'un an, dont six mois fermes, sous un bracelet électronique.
Les rebondissements dans le parcours judiciaire de l’ex-chef de l'État se multiplient. Alors qu'il se prépare à ce qui pourrait être un procès décisif pour son avenir politique, son souhait de fusionner les peines, dans le cadre des affaires qui l'impactent – notamment le dossier libyen annoncé à partir du 16 mars – a été démenti, comme l’informe Le Monde. Cette décision intervient alors qu'il avait déjà été reconnu coupable dans l’affaire Bygmalion avec une peine de prison ferme. Ce refus pourrait sérieusement entraver sa défense.
Les avocats de Nicolas Sarkozy espéraient que les peines soient fusionnées, permettant ainsi à leur client de ne pas avoir à accomplir le temps de la peine liée à Bygmalion, ayant déjà purgé celle en lien avec l'affaire Bismuth, où il a été condamné à trois ans de détention dont un an ferme. Selon les avis d'experts juridiques, cette stratégie était entourée d'une certaine probabilité, mais le tribunal a jugé nécessaire de séparer les affaires pour témoigner de la gravité des actes incriminés.
Sous bracelet électronique pour le procès en appel dans l’affaire du financement libyen
Pour rappel, l'affaire Bygmalion concerne des irrégularités financières estimées à 20 millions d'euros, suite à un dépassement des frais de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Ce scandale a révélé un système de double facturation systématique dont les responsables de l'UMP ont tenté de dissimuler les impacts. L’organisation extravagante des meetings présidentiels a culminé à un coût spectaculaire total de 42,7 millions d'euros, malgré de nombreuses mises en garde de comptables sur l’insoutenabilité de telles dépenses.
Sarkozy, rappelant en 2014 qu'un individu doit être jugé pour son ensemble d’actions, se retrouvera sans nul doute confronté à la cour d’appel de Paris avec son bracelet électronique, ayant été condamné à cinq ans de prison ferme pour son implication dans le financement de sa campagne de 2007. Pour le moment, il a purgé seulement vingt jours de détention, dans l'attente d'un nouveau verdict.







