L'ancien président Nicolas Sarkozy, désormais définitivement jugé dans les affaires Bismuth et Bygmalion, fait face à une sentence de six mois de prison ferme aménageable, comme l'a confirmé une source proche à franceinfo ce lundi. Malgré cela, Sarkozy conserve la possibilité de faire appel.
Cette décision a été précédée par un refus du tribunal correctionnel d'accorder une confusion des peines, y compris celle concernant l'affaire Bismuth, aussi définitive. Dans le cadre de l'affaire Bygmalion, qui porte sur les financements de sa campagne présidentielle de 2012, Sarkozy doit purger sa peine en aout 2023.
Lors de l'audience qui s'est tenue à huis clos le 23 février, l'ancien président avait plaidé pour que sa peine soit considérée comme purgée, suite à l'usage d'un bracelet électronique dans l'affaire des écoutes. Ce modèle de surveillance électronique avait été imposé pendant plusieurs mois en 2025. Selon les analyses du Monde, cette démarche était vue comme une tentative de minimiser l'impact de ses peines successives.
L'ex-chef de l'Etat peut encore faire appel
Nicolas Sarkozy, âgé de 70 ans, avait déjà été condamné à un an de prison dans le dossier des écoutes, ce qui lui avait permis de porter un bracelet électronique entre février et mai 2025. Avec ces nouvelles modifications dans ses peines, il pourrait être contraint à reconsidérer cette étape de sa vie.
Les experts, comme le juriste spécialiste en droit pénal, Maître Jean-Pierre Dupont, estiment que l'ex-président se doit d'agir rapidement, car la fenêtre pour faire appel est limitée. La prochaine étape judiciaire pour Sarkozy concerne le financement libyen de sa campagne de 2007, dont le procès en appel débutera le 16 mars. Une nouvelle épreuve judiciaire pour l’ancien chef de l'État, qui soulève encore de nombreuses questions sur sa carrière politique et son avenir.







