Selon des informations fournies par Sud Ouest, une opération d'envergure, baptisée Octopus, a été menée récemment, aboutissant à l'arrestation de 42 individus liés au narcotrafic. Pilotée par deux juges d'instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, cette opération visait spécifiquement l'organisation criminelle connue sous le nom de DZ Mafia, faisant des vagues jusqu'à Villeneuve-sur-Lot.
Les gendarmes, lourdement armés et masqués, ont pénétré dans une agence BNP Paribas dans cette ville le 10 mars. Leur intervention était motivée par des soupçons concernant une cliente de la banque, âgée d'une trentaine d'années et résidant à Bias. Cette dernière est suspectée d'être impliquée dans le blanchiment de fonds provenant du trafic de stupéfiants. Les perquisitions menées à son domicile et au sein de l'agence bancaire ont permis de saisir du matériel informatique destiné à analyser divers mouvements financiers.
Ainsi, les enquêteurs ont découvert dans un coffre-fort loué à la banque des titres de propriétés ainsi que d'autres valeurs. Après avoir été placée en garde à vue durant 96 heures, un record dans le cadre d'une enquête pour narcotrafic, la femme a été transportée vers Marseille en hélicoptère pour être présentée à un juge d'instruction. Ce dernier a décidé de son maintien en détention provisoire.
Contacté par nos soins, le parquet de Marseille a refusé de commenter davantage l'affaire après une conférence de presse tenue récemment. Lors de celle-ci, le procureur de la République, Nicolas Bessone, a révélé que parmi les 15 personnes placées sous les verrous, neuf étaient des femmes, signe d'une « féminisation » croissante du narcobanditisme. Le colonel Olivier Leblanc, commandant de la Section de recherche de Marseille, a précisé que cette action, bien que décisive pour la DZ Mafia, ne marquait pas la fin de l'organisation.







