Dans la nuit du mercredi au jeudi, le siège de Goldman Sachs, situé au 85 avenue Marceau dans le XVIe arrondissement de Paris, a été placé sous surveillance policière suite à des menaces d'attentats par explosifs attribuées à un groupe iranien. Les tensions sont palpables alors que le spectre d'une nouvelle attaque plane sur la capitale.
Il est 1h30 lorsque la tranquillité nocturne est rompue par un appel sur le poste de sécurité. La responsable de la sûreté à Londres prévient l'agent que des autorités américaines conseillent de rester vigilant. D'après les informations recueillies, un groupe iranien aurait des intentions de s'en prendre aux institutions financières.
En réponse à ces soeurs menaces, des équipes de sécurité sont dépêchées sur place pour surveiller les lieux tandis que le commissariat du XVIe arrondissement prend en charge l'enquête. Selon le parquet de Paris, aucune anomalie n'a été détectée sur les lieux, apportant un moment de répit, mais non sans crainte.
Un contexte déjà très tendu
Il convient de rappeler qu'il y a moins d'une semaine, une tentative d'attentat contre le siège parisien de Bank of America a été déjouée. Un adolescent de 17 ans a été arrêté alors qu'il tentait de déposer un engin explosif artisanal devant la banque. Le dispositif, qui se composait de plusieurs litres d'hydrocarbures et d'un système de mise à feu, aurait pu causer des dégâts importants, selon le Parquet national antiterroriste (Pnat).
Mercredi 1er avril, une enquête a été ouverte pour association de malfaiteurs en lien avec une tentative d'attentat. Cinq suspects ont été interpellés, dont quatre déjà mis en examen, tous liés à des groupes d’idéologie pro-iranienne. Les experts estiment que cette menace pourrait faire écho à des actes d'agression récents contre des communautés juives en Europe, ce qui souligne un climat d'insécurité croissant en France.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a récemment évoqué un lien possible avec l'Iran, indiquant que des réseaux indépendants pourraient agir sur le sol européen pour mener à bien leurs opérations. Cette situation soulève des inquiétudes grandissantes au sujet de la sécurité des infrastructures financières à Paris.







