Les récents épisodes de pluies diluviennes, de crues et de chutes de neige ont causé des ravages en Afghanistan et au Pakistan, entraînant la perte tragique de plus de 220 vies en l'espace de trois semaines. Selon les déclarations de Mohammad Yousuf Hammad, porte-parole de l'Autorité nationale de gestion des catastrophes (Andma), l'Afghanistan a dénombré 148 décès dus aux inondations, aux glissements de terrain et à la foudre depuis le 26 mars dernier.
Ainsi, alors que le pays lutte déjà contre des crises humanitaires aiguës, ces intempéries intensifient davantage sa vulnérabilité. Les informations rapportées par Sud Ouest soulignent que près de 1 230 habitations ont été intégralement détruites, sans oublier les 372 kilomètres de routes anéantis.
De l'autre côté de la frontière, le Pakistan n'est pas épargné, avec un nouveau bilan rapporté par l'Agence locale pour les situations d'urgence signalant 51 décès dans la province de Khyber Pakhtunkhwa. Par ailleurs, au moins 18 personnes ont perdu la vie dans la province du Balouchistan depuis le 20 mars, rendant le total des victimes du pays supérieur à 70.
Les experts sur le climat s'accordent à dire que l'Afghanistan est particulièrement exposé aux effets du changement climatique, rendant cette région sujette à des événements météorologiques extrêmes, comme des inondations, des sécheresses répétées et des tempêtes. Le manque d'infrastructures adaptées aggrave la situation, rendant la réponse aux catastrophes d'autant plus difficile, comme l'a noté une récente analyse de l'Institut de recherche en gestion des risques, dont les travaux sont souvent cités dans des rapports sur le sujet.
Dans ce contexte, la communauté internationale est appelée à intensifier son aide humanitaire alors que les besoins alimentaires et médicaux explosent au sein de ces populations déjà éprouvées.







