« Il n’y a pas de guerre éclair », a déclaré le général Mandon devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale. Il a souligné l'importance de la situation actuelle en Ukraine et au Moyen-Orient, indiquant que la France doit réagir efficacement. Une partie essentielle de cette réponse se traduira par l'augmentation du budget de la défense, qui pourrait doubler d'ici 2030, si l'enveloppe budgétaire est approuvée.
La menace russe demeure prégnante, avec une guerre en Ukraine qui s’éternise. Mandon a souligné que la Russie vise à augmenter son effectif militaire de 1,3 million de soldats en 2025 à 1,9 million d'ici 2030, tout en améliorant sa flotte d'équipements militaires. Des informations de Sud Ouest montrent que la production de drones par la Russie connaît une hausse vertigineuse, passant de 180 000 en 2023 à près de 1,5 million en 2025.
Renforcement de la défense antiaérienne
Dans ce contexte, le général a mis en lumière la nécessité d'une défense antiaérienne plus robuste. La France prévoit d’intégrer dix nouveaux systèmes SAMP-T d'ici 2030, pour intercepter des menaces balistiques, tandis qu'elle se dote également de canons de 20 mm pour contrer les drones à bas coût.
Munitions et modernisation
Un autre point crucial réside dans les munitions, avec une allocation de 8,5 milliards d'euros supplémentaires pour la période 2024-2030. Mandon a révélé que la France prévoit de développer plusieurs types de missiles, y compris le missile supersonique Stratus. La modernisation inclura également des projets de drones porteurs de charges, visant à relever des défis stratégiques contemporains.
L’entraînement des armées
Enfin, le général a insisté sur l'importance de l'entraînement, un aspect qui sera renforcé avec un investissement supplémentaire de 1,6 milliard d'euros. « Nos militaires doivent être préparés et s’entraîner davantage », a-t-il déclaré, rappelant que le succès des armées dépend en grande partie de leur préparation opérationnelle.







