Le Parlement vénézuélien a pris une décision historique le 9 avril en adoptant une loi qui ouvre les portes de son industrie minière aux investisseurs internationaux, sous l'influence des États-Unis. Cette étape significative survient dans un contexte de transformation politique après le renversement du président Nicolas Maduro.
Dans une déclaration officielle, le président du Parlement, Jorge Rodriguez, a annoncé : « La deuxième lecture du projet de loi organique sur les mines est déclarée approuvée à l’unanimité. » Ce changement législatif vise en particulier à valoriser les richesses naturelles du Venezuela, notamment l'or, le diamant et la bauxite présents dans l'Arc minier, une région de 112,000 km² riche en ressources.
La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, avait précédemment introduit une réforme de la loi sur les hydrocarbures, favorisant les investissements privés, peu après le renversement de Maduro, un processus soutenu par l’armée américaine. Ces efforts visent à modifier le modèle économique largement étatisé établi par Hugo Chavez, dont le mandat a duré de 1999 à 2013.
En outre, le Venezuela, connu pour son immense richesse pétrolière, possède aussi d'abondantes ressources minières comme le coltan. Cependant, l'exploitation de ces ressources est entravée par la violence, car des groupes armés et des gangs, souvent en complicité avec les forces de sécurité, règnent sur ces zones. Comme le souligne Lisseth Boon, l’auteure de « Oro malandro », « il y a un contrôle des bandes armées, organisées, qui se font appeler syndicats... »
Cette nouvelle législation pourrait donc transformer le paysage économique vénézuélien, mais elle pose aussi des questions sur la sécurité et le contrôle des régions minières. Les experts s'interrogent sur l'impact que cela aura sur la vie des Vénézuéliens et sur la préservation des ressources naturelles.







