La situation se tend davantage au Moyen-Orient alors que le Pakistan se prépare à accueillir des pourparlers sous haute sécurité entre les États-Unis et l'Iran vendredi. Bien que la Maison Blanche confirme la présence du vice-président JD Vance, l'incertitude plane sur la délégation iranienne après les frappes israéliennes meurtrières au Liban, mettant en péril une trêve déjà fragile.
Ce qu’il faut retenir
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Islamabad (Pakistan) s'apprête à recevoir des délégations américaine et iranienne pour des pourparlers de paix, malgré l'incertitude entourant la participation de l'Iran après des frappes israéliennes qui ont causé plus de 300 morts au Liban.
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JD Vance est attendu samedi à Islamabad pour diriger les discussions. Donald Trump se montre "très optimiste" quant à un accord, bien que l'Iran exige le respect du cessez-le-feu.
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La trêve est fragilisée par des attaques à la roquette du Hezbollah sur Israël et des frappes de drones au Koweït. Par ailleurs, le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz reste perturbé, un élément clé des négociations.
Ce vendredi, le Pakistan s'apprête à accueillir des discussions entre les États-Unis et l'Iran, mais la participation iranienne demeure incertaine après des frappes israéliennes ayant fait plus de 300 victimes au Liban cette semaine. Selon des informations de Midilibre, ce regain de violence met en péril la fragile trêve.
Islamabad, ville fantôme
Les frappes israéliennes, les plus meurtrières depuis le début du conflit en février, rendent les pourparlers "dénués de sens", a déclaré le président iranien Massoud Pezeshkian. "La tenue de négociations dépendra du respect des engagements des États-Unis en matière de cessez-le-feu", a ajouté Esmaeil Baqaei, porte-parole de la diplomatie iranienne, rapporté par NBC News.
Au moment où le cessez-le-feu entre en vigueur, le Pakistan, pays médiateur, a déclaré que cette trêve s'applique "partout, y compris au Liban", bien que cette affirmation ait été démentie par les Américains et les Israéliens.
La ville d'Islamabad s'est transformée en cité fantôme, les autorités ayant décrété des jours fériés pour assurer la sécurité des rencontres. L'hôtel où se dérouleront les discussions a été évacué de ses clients habituels.
Trump se dit "très optimiste" pour un accord
JD Vance, accompagné d'autres émissaires, mènera la délégation américaine au Pakistan. Donald Trump a exprimé un "optimisme" concernant un potentiel accord de paix, malgré les divergences entre les deux pays.
Peu après avoir annoncé l'arrivée des Iraniens à Islamabad, l'ambassadeur d'Iran a retiré son message sur les réseaux sociaux, évoquant une annonce prématurée. Cette incertitude complique la situation à l'approche des négociations.
Le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Asif, a qualifié Israël de "diabolique" pour ses actions au Liban, ce qui a été dénoncé comme un message "honteux" par les services du Premier ministre israélien.
Les frappes israéliennes, qui ont causé plus de 300 morts au Liban, sont survenues dans un contexte de tensions exacerbées, le Hezbollah ayant récemment intensifié ses attaques contre Israël après l'assassinat d'Ali Khamenei, le guide suprême iranien.
L'ONU a exprimé ses préoccupations face à l'escalade des violences, tandis que Paris, Londres et Ankara ont plaidé pour la nécessité d'inclure le Liban dans la trêve.
Des frappes nocturnes
Tôt ce matin, les sirènes d'alerte ont retenti à travers Israël suite à des tirs de roquettes provenant du Liban, selon l'armée israélienne. Le Hezbollah a revendiqué des frappes de roquettes et de drones, notamment contre des positions militaires des deux côtés.
Dans le même temps, le Koweït a rapporté des attaques de drones sur des installations vitales, une première dans le Golfe depuis la trêve.
Des pourparlers sont également prévus à Washington la semaine prochaine entre le Liban et Israël, mais le Hezbollah a déjà rejeté cette initiative. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné des négociations directes avec le Liban, mais ce dernier insiste pour un cessez-le-feu avant toute discussion.
Le détroit d’Ormuz : enjeux en suspens
Si l'avenir de la participation iranienne au Pakistan reste flou, la construction d'un accord de paix semble également incertaine, chaque partie ayant des positions divergentes sur des questions cruciales.
Le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique a rejeté toute restriction sur le programme d'enrichissement d'uranium, une exigence fondamentale des États-Unis et d’Israël, comme rapporté par Midilibre.
Concernant le détroit d’Ormuz, essentiel aux échanges pétroliers, le trafic maritime demeure sensiblement perturbé, et Donald Trump a critiqué l'Iran pour sa gestion de la situation. Un pétrolier non-iranien a néanmoins réussi à franchir le détroit, ce qui souligne une légère avancée dans un contexte tendu, bien que le marché pétrolier continue de réagir avec prudence.







