Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, a exprimé des accusations d'"hostilité" à l'encontre de l'Espagne, en annonçant son exclusion du mécanisme de surveillance de la trêve en cours à Gaza. Dans une déclaration publiée le 10 avril, il a souligné que l'Espagne n'hésitait pas à critiquer Israël, tout en négligeant les véritables acteurs de la violence dans la région.
Pedro Sánchez, le Premier ministre espagnol, est l'un des leaders européens les plus critiques de la stratégie israélienne à Gaza. D'autres médias, comme Franceinfo, soulignent que l'Espagne a pris des mesures significatives pour soutenir la cause palestinienne, position qui provoque des tensions diplomatiques avec Israël.
Dans un message vidéo, Netanyahu a déclaré : "Les pays qui se retournent contre Israël plutôt que de s'attaquer aux véritables régimes terroristes ne nous aideront pas à construire un avenir commun dans cette région". Selon lui, ainsi, l'Espagne fait preuve d'"hypocrisie" en condamnant l'État hébreu tout en négligeant les véritables drames humanitaires causés par le Hamas. En conséquence, les représentants espagnols ne participeront plus au Centre de coordination militaro-civile (CCMC) basé à Kiryat Gat, en Israël, responsable de superviser la trêve et la distribution d'aide humanitaire.
Le CCMC, qui regroupe aussi des militaires américains, britanniques et des Émirats arabes unis, est essentiel dans la gestion de la fragile trêve instaurée le 10 octobre entre Israël et le Hamas. L'exclusion de l'Espagne du processus est un développement qui pourrait aggraver les relations déjà tendues entre les deux pays, selon certains analystes internations.







