À Roubaix, le maire David Guiraud (LFI) a décidé d'augmenter ses indemnités de 475 euros par mois. Cette décision a suscité de vives réactions, alors que plusieurs élus à travers la France effectuent des hausses significatives, certaines atteignant jusqu'à 80 %.
Selon La Voix du Nord, le vote relatif à cette revalorisation a créé des tensions dès le premier conseil municipal du mandat de Guiraud. À présent, son indemnité s'élève à 4 876 euros par mois, ce qui représente une augmentation de 10,8 % par rapport à son prédécesseur.
"Vous êtes arrivés en promettant la rupture, vous commencez par augmenter les indemnités du maire et des adjoints tout en réduisant les moyens de l’opposition", a dénoncé Isabelle Deheunynck, une de ses opposantes. Guiraud, qui a récemment terminé son mandat de député avec un salaire brut de 7 637 euros par mois, explique qu'il ne bénéficie pas du maximum légal et se trouve dans le bas de l'échelle pour les maires des villes de plus de 100 000 habitants. Il ajoute qu'il ne cumule pas cette fonction avec d'autres postes exécutifs.
Autres municipalités concernées
David Guiraud n'est pas le seul à se voir octroyer une augmentation. À Bordeaux, le nouveau maire Thomas Cazenave (Renaissance) percevra 4 081 euros bruts par mois, soit 14 % de plus que son prédécesseur Pierre Hurmic. À Montargis, le maire Come Dunis a décidé d'augmenter son indemnité de 80 %, passant de 1 480 euros à plus de 2 700 euros par mois.
À Perpignan, le maire Louis Aliot (RN), nouvellement réélu, a voté fin mars pour une revalorisation de 5,7 %, portant ainsi son indemnité à 5 284 euros bruts mensuels. Ces ajustements soulèvent des interrogations quant à la gestion des fonds publics dans un contexte où les budgets municipaux sont sous pression.







