Le 10 avril, les députés ont adopté une motion de rejet tactique visant à faire avancer rapidement une loi controversée sur le travail de certains employés le 1er-Mai. Ce texte, pris en charge par les macronistes, a passé le cap malgré une opposition marquée de la gauche et du Modem.
Ce vote a eu lieu dans un contexte tendu où le texte, approuvé l'été dernier au Sénat, vise à autoriser le travail pendant une journée historiquement symbole des luttes sociales. Ce soutien à la proposition législative par une partie de la majorité a été perçu comme une tentative d'éviter les blocages parlementaires. La motion, adoptée par 120 voix contre 105, a soulevé des critiques virulentes de la part des groupes de gauche et de la CGT.
Mathilde Panot, leader des députés LFI, n'a pas hésité à évoquer un “49.3 parlementaire”, dénonçant une manœuvre visant à “voler le 1er mai” à la classe ouvrière, avec des conséquences potentiellement graves pour 1,5 million de travailleurs. Stéphane Peu, député de la Gauche démocrate et républicaine, a également critiqué cette décision, qualifiant cela de “négation du Parlement”.
Pour sa part, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a exprimé son indignation, déclarant que ce vote constituait “un coup de poignard dans le dos des millions de travailleurs”. Il est maintenant prévu que le texte soit examiné au sein d'une commission mixte entre les députés et les sénateurs, avec l'espoir de sa mise en application d'ici le 1er mai prochain.







