À Qlayaa, dans le sud du Liban, de nombreuses familles font le choix courageux de ne pas fuir, malgré les incessants bombardements. Dans un contexte de peur et de pénurie d'eau, elles s'accrochent à leur terre, faisant face à l'adversité avec une solidarité inébranlable.
Situé à proximité de la frontière israélo-libanaise, le village de Qlayaa voit ses habitants résister à des conditions dramatiques. Aline, 31 ans, y vit avec son mari et ses enfants, dont un bébé de six mois. Elle a déclaré à Le Parisien : 'Quand il y a des frappes, je mets de la musique et j'essaie de danser avec eux.' Malgré les dangers, près de 80% des habitants de Qlayaa ont choisi de rester chez eux.
La guerre continue normalement
Leur volonté de rester est palpable. 'Nous voulons montrer ce qu'est la résistance, que notre village devienne un exemple,' déclare Aline en tenant son bébé dans ses bras. Récemment, un convoi humanitaire a amené de l'aide à ces irréductibles, qui souffrent d'un manque d'eau. 'Nous avons une citerne de 2 000 litres, mais pas d'eau du robinet. Nous ne tiendrons pas éternellement,' alerte-t-elle.
Non loin, à Deir Mimas, 90 des 130 familles ont également décidé de rester. Mireille, mère de trois adolescents, témoigne que malgré la peur, l'option de fuir n'est pas envisageable. 'Nous avons peur de tout perdre si nous quittons le village,' dit-elle. Les jeunes ne vont plus à l'école et suivent désormais leurs cours en ligne. Pour ces Libanais du sud, 'la guerre continue normalement.'







