Une Sévillane de 44 ans a tragiquement perdu la vie le 1er avril, victime d'une tumeur agressive à la jambe, dont le diagnostic a été retardé d'un an, malgré douze consultations médicales pour des douleurs persistantes. Ce cas soulève des interrogations sur l'efficacité du système de santé, rapportent de nombreux médias, dont Tele Cinco.
Les douleurs de la patiente, qui se sont intensifiées depuis juin 2024, ont été ignorées par les médecins, qui se sont concentrés sur des problèmes articulaires. Un rapport des avocats de la famille souligne que, bien que la douleur soit persistante et croissante, aucune investigation plus poussée n’a été entreprise. Ce n'est qu'en mars 2025 qu'un examen abdominal a révélé la présence d'une volumineuse tumeur, diagnostiquée comme un sarcome pléomorphe, un cancer particulièrement agressif, et ce, trop tard pour entamer un traitement de chimiothérapie efficace.
Une bataille judiciaire en cours
Les avocats de la victime ont déposé une plainte en raison de ce qu'ils qualifient de grave faute professionnelle en relation avec la négligence lors du diagnostic. Ils espèrent qu’une procédure d’homicide involontaire sera mise en œuvre. Ce cas tragique rappelle d'autres situations similaires, comme celle d'une femme de 37 ans à Séville, décédée d'une tumeur au cerveau mal décelée, qui avait réclamé plus de 400 000 euros de dommages avant sa mort.
Ce drame illustre les dangers d'un système médical où des signes cliniques évoquant des pathologies graves peuvent être minimisés, provoquant des retards de diagnostic tragiques. Des experts de la santé soulignent l'importance de revoir les protocoles afin de garantir une meilleure réaction face aux symptômes alarmants. Selon le Dr Martin Dupont, oncologue à l'hôpital de Séville, "un diagnostic rapide et précis est crucial pour maximiser les chances de survie des patients. Ce type de négligence doit absolument être évité".







