Depuis le début des hostilités qui ont éclaté entre le Hezbollah et Israël, Ali et Farah, comme environ 3 500 autres libanais résidant dans l'État hébreu, se retrouvent piégés entre leur terre d'origine et leur nouvel environnement. Ils assistent avec une profonde impuissance à la guerre qui déchire leur pays natal.
Ali, habitant du nord d'Israël, témoigne de la mélancolie qu'il ressent. Ses propres mots évoquent des souvenirs d'un passé troublé par la violence: "C'est vraiment tragique. Le missile vient d'un Libanais; c'est un conflit entre nos deux nations, il n'y a pas de sens à cela." Ali se rappelle avoir fui le Liban il y a 25 ans, en raison des tensions croissantes dues aux activités du Hezbollah, une milice vue comme une menace par de nombreux libanais en Israël.
"C'est comme si mon père et ma mère se disputaient, et moi, je suis coincé au milieu sans savoir quoi faire." - Ali
Farah, quant à elle, reste en contact avec sa famille restée au Liban, mais la peur l'oppresse. "Nous parlons en cachette. Je ne voudrais pas qu'elles soient en danger simplement à cause de notre conversation," explique-t-elle. Cette situation tragique est exacerbé par des bombardements récents à Beyrouth qui ont fait plus de 350 morts, une situation qui augmente la tension et les incertitudes pour les libanais à l'étranger.Les autorités libanaises rapportent que les frappes israéliennes ont causé près de 1 953 décès et plus de 6 300 blessés depuis que le conflit a débuté. Ali et Farah, comme tant d'autres, aspirent à une paix durable et à un avenir où les communautés libanaises et israéliennes pourraient coexister.
Malgré ces douleurs, il reste un toujours espoir chez ces libanais: "On doit pouvoir vivre ensemble, la guerre ne résout rien," conclut Ali, résolument tourné vers un avenir meilleur. Ces histoires témoignent d'une réalité déchirante mais nécessaire à écouter dans un monde trop souvent divisé par les conflits.







