Evaëlle a tragiquement mis fin à ses jours en 2019 après avoir subi des mois de harcèlement de la part de ses camarades, mais aussi des tensions avec sa professeure de français. Après une première relaxe, l'enseignante est de nouveau jugée, avec un verdict attendu ce lundi 13 avril.
Ce jour-là, la cour d'appel de Versailles doit statuer sur le cas de la professeure, mise en cause pour harcèlement scolaire suite au suicide de la jeune collégienne. Le parquet général a requis une peine de 18 mois de prison avec sursis contre l'enseignante aujourd'hui retraitée.
Marie Dupuis, la mère d'Evaëlle, a exprimé son inquiétude au micro de RTL, indiquant : "Nous appréhendons beaucoup. Nous étions peut-être un peu naïfs lors de la première instance." Elle parle d'un "coup de théâtre" suite à la relaxe précédente de l'enseignante de 63 ans et souligne qu'il s'agit d'une "grave faute professionnelle".
"Il est temps de lever le voile sur la maltraitance organisée par certains enseignants", a-t-elle poursuivi, soulignant la nécessité de justice pour sa fille. Selon elle, l'enseignante aurait initié le harcèlement, mettant en avant un comportement d'isolement et un véritable "mode opératoire" d'acharnement. La mère raconte qu'une simple différence de classeur au lieu d'un cahier a accentué la hostilité envers sa fille.
Ce procès soulève des interrogations cruciales sur la responsabilité des enseignants face au harcèlement scolaire. Comme l'indique le site Le Parisien, des experts en psychologie scolaire relèvent l'urgence d'une prise de conscience collective pour combattre ce fléau.







