Environ 250 personnes, dont des enfants, sont portées disparues suite au naufrage d’un bateau transportant des réfugiés rohingyas et des Bangladais dans la mer d'Andaman. Cette tragédie a été annoncée par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) le 14 avril. Selon le communiqué du HCR, « le chalutier, qui avait quitté Teknaf pour la Malaisie, a probablement coulé à cause de vents violents, de la mer agitée, et de la surcharge ».
Actuellement, plus de 1,1 million de Rohingyas vivent dans des conditions précaires, privés de leurs droits civiques et souvent chassés de leur terre natale. Victimes de génocides, nombreux sont ceux qui se sont réfugiés dans des camps surpeuplés à Cox’s Bazar, au Bangladesh. Il est important de noter qu’ils n'ont pas voté lors des trois dernières élections en Birmanie, un exemple tragique de leur invisibilité politique.
En 2017, sous le régime d'Aung San Suu Kyi, des violences à grande échelle ont poussé des centaines de milliers de Rohingyas à fuir l'État de Rakhine. Ceux qui sont restés en Birmanie vivent toujours dans la terreur des conflits entre l'armée et les groupes insurgés, signalant un nettoyage ethnique continu qui a coûté la vie à au moins 25 000 personnes, et où près de 18 000 femmes et filles ont été victimes de violence sexuelle.
Des organisations humanitaires et des experts appellent à une réponse internationale coordonnée pour gérer cette crise humanitaire croissante. La situation des Rohingyas, déjà précaire, se détériore chaque jour. Les gouvernements et les instances internationales doivent agir rapidement afin de protéger ces populations vulnérables et de prévenir de nouvelles tragédies en mer.







