Les investigations concernant l'incendie dévastateur d'un bar à Crans-Montana, survenu lors de la nuit du Nouvel An et ayant coûté la vie à 41 personnes et blessé 115 autres, se sont intensifiées. Le ministère public du Valais a annoncé, le 16 avril, que le nombre de personnes concernées a grimpé à treize.
"L'avancement rapide des auditions est crucial pour les familles des victimes," a déclaré Me Romain Jordan, avocat des parties civiles, à l'AFP.
Le maire maintient sa position
Cette annonce fait suite à une série d'auditions récentes, incluant l'actuel maire, Nicolas Féraud, qui a déclaré ignorer que les contrôles de sécurité et d'incendie au bar n'avaient pas été réalisés depuis 2019. Ces contrôles sont censés se faire chaque année.
Lundi, Féraud a réfuté toute responsabilité, affirmant qu'il n'avait jamais été informé des manquements et qu'il avait fourni les ressources nécessaires à son équipe pour mener à bien ces vérifications.
Le tragique incident a particulièrement touché des jeunes, avec une majorité de victimes étant des adolescents et des jeunes adultes, dont de nombreux étrangers, notamment des Italiens et des Français.
État des victimes
Actuellement, 38 patients restent hospitalisés ou sont en réhabilitation, dont une partie à l'étranger, selon les données de l'Office fédéral de la protection civile.
Les premières investigations indiquent que l'incendie a été provoqué par des étincelles de bougies qui ont enflammé des matériaux insonorisants au plafond du bar.
Dans un communiqué, le ministère public a également confirmé qu'une demande de nomination de procureurs extraordinaires était refusée, après que l'avocat de la famille d'une victime ait suggéré un tel recours.
Critiques sur le traitement de la procédure
Bien que le bureau reconnaisse l'importance et la complexité de cette affaire, il estime que les magistrats cantonaux sont bien équipés pour gérer la situation efficacement. Auparavant, une demande de récusation formulée par le même avocat a également été rejetée, dénonçant la lenteur des procédures et le manque de mesures préventives contre la collusion.







