Dans une annonce surprise, Donald Trump a confirmé jeudi que les gouvernements d'Israël et du Liban se sont entendus sur un cessez-le-feu de dix jours, incluant le Hezbollah. De plus, une rencontre historique entre le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est prévue prochainement à la Maison Blanche.
Selon Trump, les deux dirigeants ont convenu de ce cessez-le-feu pour amorcer un processus de paix. "Il est essentiel de favoriser un dialogue constructif entre ces pays voisins,", a-t-il déclaré sur sa plateforme Truth Social.
Le président a désigné son vice-président JD Vance et d'autres représentants clés pour collaborer avec Israël et le Liban afin d'œuvrer à une "paix durable". Cet accord inclura la participation active du Hezbollah, comme l'a souligné Donald Trump lors d'une conférence de presse dédiée.
Le département d'État américain a également précisé que le Liban s'engageait à empêcher le Hezbollah d'initier des attaques contre Israël durant cette période de cessez-le-feu.
Ibrahim Moussaoui, membre du Hezbollah, a affirmé à l'AFP que son organisation respecterait cet arrêté sous certaines conditions, notamment qu'il n'y ait pas d'agressions israéliennes pendant la durée de l'accord.
Cette rencontre imminente entre Aoun et Netanyahu marquera le premier contact officiel entre un président libanais et un Premier ministre israélien en 44 ans. Trump a même ajouté en plaisantant, "C’est incroyable qu’il ait fallu tant de temps pour que ces voisins se parlent."
Sur le terrain, la situation reste précaire. Les deux pays sont toujours techniquement en état de guerre et les discussions directes entre leurs ambassadeurs, qui ont eu lieu mardi dernier, sont les premières depuis près de 30 ans.
La récente escalation du conflit a poussé le Liban dans une grave crise, avec plus de 2000 décès et près d'un million de déplacés depuis le début des hostilités, comme mentionne l'ONU. Le ministère de la Santé libanais a rapporté que quelques heures avant que le cessez-le-feu ne prenne effet, une nouvelle frappe israélienne avait causé des pertes humaines.
En réaction, Netanyahu a expliqué que le cessez-le-feu pourrait ouvrir des perspectives pour un "accord de paix historique" avec le Liban. Cependant, il a assuré que l'armée israélienne maintiendrait une forte présence militaire dans le sud du Liban pendant cette période.
Les réactions à cet accord sont en grande partie positives, tant du côté des autorités libanaises que des organisations internationales, incluant des déclarations en faveur du cessez-le-feu de la présidence française et de l'Union européenne.







