Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban a été instauré ce matin, suite à l'annonce du président américain Donald Trump, qui souhaite organiser une rencontre entre les dirigeants des deux nations.
Cette trêve a été mise en place à minuit, heure locale, après un mois et demi d'intenses hostilités entre Israël et le Hezbollah, mouvement libanais allié à l'Iran.
Jeudi, Donald Trump avait rapporté que les deux parties étaient en accord sur un cessez-le-feu de dix jours, et visait à planifier une première rencontre à la Maison Blanche entre le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
"Ces deux dirigeants ont convenu de débuter un cessez-le-feu à partir de 17H00, heure de Washington", a-t-il partagé sur sa plateforme Truth Social, ajoutant que les deux parties recherchent la paix.
Trump a affirmé sa confiance quant au respect de cet accord par le Hezbollah, tout en précisant que les hostilités doivent cesser.»
- "Un retour à la paix" -
Selon Ibrahim Moussaoui, député du Hezbollah, ce dernier respectera la trêve, "à condition qu'elle implique un arrêt total des attaques contre nous et qu'Israël ne la mette pas à profit pour des opérations ciblées".
Le Liban a été entraîné dans ce conflit au Moyen-Orient en mars dernier après que le Hezbollah a réagi aux actions israélo-américaines, déclenchant des frappes israéliennes sur son territoire.
Les autorités reportent plus de 2 000 morts et environ un million de déplacés au Liban due aux frappes israéliennes, représentant un cinquième de la population du pays, selon l'ONU.
Le Premier ministre libanais a salué cet accord, considéré comme une opportunité de paix historique. Toutefois, Netanyahu a souligné que le désarmement du Hezbollah était une condition impérative.
Les combats se sont intensifiés jusqu'à l'entrée en vigueur de la trêve. Peu après l'annonce, le ministère libanais de la Santé a signalé des pertes humaines dues à une frappe israélienne.
- "Pas de planification pour un dialogue" -
Malgré la trêve, le Hezbollah a déclaré avoir mené plusieurs attaques contre des cibles israéliennes, entraînant des ripostes militaires de la part d'Israël.
Dans les rues de Beyrouth, la population aspire à la paix. Jamal Chehab, 61 ans, a déclaré : "Nous en avons assez de la guerre et souhaitons la sécurité et la paix". D'autres, comme l'avocat Tarek Bou Khalil, restent sceptiques quant à la fiabilité des engagements des dirigeants israéliens et américains.
Des discussions sont en cours, sous l'égide du Pakistan, pour programmer une seconde session de négociations entre les États-Unis et l'Iran, après l'échec de la première à Islamabad. Le monde attend une prolongation éventuelle de la trêve avec l'Iran, déjà en vigueur depuis le 8 avril.
Actuellement, aucune date n’a été fixée pour ces pourparlers, mais Trump a récemment mentionné que l'Iran avait accepté de négocier sur des points essentiels concernant l'enrichissement de l'uranium, une condition pour un futur accord.







