La situation en Ukraine continue de se détériorer alors que l'Union européenne qualifie les récentes attaques de « véritables atrocités » contre les civils. En l'espace de 24 heures, près de 700 drones et 44 missiles lancés par la Russie ont frappé plusieurs régions, causant la mort d'au moins 19 personnes et laissant une centaine d'autres blessées. Les principales villes touchées comprennent Kiev et Odessa, comme l'indiquent nos correspondants sur le terrain.
Ce récit est tiré d'un reportage en cours. Pour voir la vidéo complète, cliquez ici.
Une nuit marquée par l’angoisse : au moment où les agents de police ukrainiens arrivent sur le site d'une récente attaque à Kiev, plusieurs missiles explosent consécutivement, provoquant une panique générale. Les autorités russes prétendent avoir ciblé un site militaro-industriel, mais nos sources confirment qu'il ne s'agit que d'une zone commerciale avec plusieurs garages automobiles.
À Dnipro, à environ 500 kilomètres, des frappes ont également touché des logements, faisant cinq victimes. « Nous avons couru pour nous mettre à l'abri dès que nous avons entendu le drone », témoigne un survivant de l'attaque.
La ville d'Odessa a également souffert de ces attaques : des pompiers ont réussi à extraire des personnes des débris, mais le bilan s'est alourdi avec au moins neuf morts. Au cours de cette nuit fatidique, 649 drones et 44 missiles ont été lancés sur le pays. À Kiev, un drone Shahed s'est écrasé dans un appartement, laissant son occupant gravement blessé. « On m'a appelé pour me dire que mon appartement n'existe plus », confie-t-il, visiblement en état de choc.
"Le souffle m'a projetée vers l'escalier"
C’est la seconde fois qu’un drone Shahed frappe cet immeuble. Nadia, qui était à la maison avec son fils de dix mois lors de l'incident, partage sa douleur : « Je refuse de penser qu'un jour, nous ne nous réveillerons plus. Nous devons continuer à vivre. Tout ira bien finalement », dit-elle, les larmes aux yeux.
Aux petites heures du matin, entre 2h et 6h, les attaques ont fait des ravages, créant des cratères et des destructions massives. Les habitants d'un même quartier racontent leurs expériences terrifiantes. Deux d'entre eux ont eu la chance de s'en sortir. « Le souffle de l'explosion m'a projetée dans les escaliers. J'ai perdu tous mes repères. Aujourd'hui, je peux dire que je suis comme renaissante », se rappelle une rescapée.
Ce drone iranien est devenu l'icône tragique de ce conflit. Bien qu'il n'ait pas explosé, il est présenté à la population en tant que symbole. Pourtant, l'Ukraine continue de faire face à un manque tragique de moyens pour une défense aérienne efficace, rendant ces attaques encore plus difficiles à contrer, comme le rapportent plusieurs médias locaux.







