La mise en œuvre du cessez-le-feu ce vendredi représente un tournant majeur pour le Liban, engagé dans ce que le président Joseph Aoun décrit comme une «nouvelle phase». Dans son premier discours à la nation après la cessation des hostilités, Aoun a exprimé une détermination sans précédent, annonçant que sa nation œuvrait désormais à un «accord permanent» avec Israël.
Souveraineté retrouvée
Cette initiative, rompant avec des décennies de conflits, est présentée par le président non comme un abandon, mais comme une affirmation de la souveraineté retrouvée du Liban. Il a déclaré que ces discussions ne seraient jamais interprétées comme un signe de faiblesse, réaffirmant son engagement à ne pas céder un pouce de territoire national.
Le message central de son discours réside dans la volonté de restaurer l'indépendance du Liban face aux pressions régionales. Aoun a souligné qu’il était temps pour le Liban de se défaire des influences extérieures, affirmant avoir pris «le pouvoir de décision du Liban pour la première fois en près de cinquante ans». Dans ce contexte, le Liban n'est plus «un pion dans le jeu d’autrui, ni le théâtres des guerres de qui que ce soit», faisant référence à l’engrenage de violence débuté le 2 mars dernier par le Hezbollah en raison de la mort de l'ancien guide suprême iranien, Ali Khamenei.
Aoun et Netanyahu à Washington
Cette évolution s’accompagne d’un fort soutien international. Joseph Aoun a remercié l’Arabie Saoudite ainsi que son «bon ami, le président américain Donald Trump». Les évolutions diplomatiques prennent désormais une tournure décisive. Selon les annonces de la Maison Blanche, Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu sont attendus à Washington dans quelques jours pour un sommet censé marquer la volonté du Liban de négocier enfin «pour lui-même».
Les experts soulignent l'importance de cette nouvelle dynamique. Pierre Haski, analyste dans un grand média français, affirme que cette initiative pourrait ouvrir des perspectives inédites pour la paix dans la région, mettant l'accent sur le rôle moteur que pourrait jouer le Liban dans les futures négociations.







