Le Liban se positionne pour établir un "accord permanent" avec Israël suite au cessez-le-feu qui a pris effet vendredi dernier. Dans son allocution, le président Joseph Aoun a affirmé qu'entrer dans des discussions directes avec son voisin ne représente pas un "signe de faiblesse".
"Nous nous engageons dans une nouvelle phase", a déclaré Aoun, soulignant qu'il s'agit d'une "phase de transition... pour œuvrer à un accord qui protège les droits de notre peuple et la souveraineté du pays".
Le chef de l'État a insisté sur le fait que ces pourparlers, alors que le Liban est techniquement en guerre avec Israël depuis 1948, ne constituent "ni une faiblesse ni une concession". Il a promis de préserver l'intégrité territoriale du Liban, affirmant qu'il ne cédera "pas le moindre centimètre de notre sol".
Ce sujet des négociations est source de divisions au Liban. Pour certains, ces discussions représentent une chance de mettre fin à des décennies de conflits, tandis que d'autres, notamment le Hezbollah, s'y opposent fermement en raison de leurs implications.
« Nous croyons fermement que nous allons sauver le Liban, et c’est la première fois depuis près d’un demi-siècle que nous avons repris notre capacité de décision », a déclaré M. Aoun. Il a souligné qu’ils ne seraient jamais plus des pions dans les conflits des autres.
- Mesures contre le Hezbollah -
Le Liban a été profondément affecté par la guerre régionale qui a débuté lorsque le Hezbollah, un groupe islamiste soutenu par l'Iran, a attaque Israël en réponse à des événements récents, marquant le premier jour d'une offensive israélo-américaine contre l'Iran.
Dans son discours, Aoun a remercié toutes les parties ayant contribué à la cessation des hostilités, notamment le président américain Donald Trump et les autorités saoudiennes.
Trump a annoncé la trêve, espérant une rencontre entre Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche dans les jours à venir.
Cette cessation des hostilités est survenue après un mois et demi de combats, ayant coûté la vie à près de 2.300 Libanais et entraîné le déplacement de plus d'un million de personnes.
Depuis la prise de fonction de Joseph Aoun et du Premier ministre Nawaf Salam l'année dernière, Beyrouth a pris des mesures audacieuses contre le Hezbollah, incluant un engagement à désarmer ce mouvement chiite, qui a conservé son armement même après la guerre civile de 1975-1990, justifiant cela par le besoin de "résistance" face à Israël.
Dans un pays déjà affaibli par des divisions internes, l'arsenal du Hezbollah a souvent provoqué des tensions significatives.







