Sous l'égide du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, des dirigeants de gauche du monde entier se sont rassemblés samedi à Barcelone pour un forum intitulé "En défense de la démocratie". Cet événement symbolise également un nouvel élan dans les relations entre l'Espagne et le Mexique, représenté par la présidente Claudia Sheinbaum.
Ce forum se déroule le même jour qu'un rassemblement de personnalités d'extrême droite à Milan, un événement marquant le contraste avec l'initiative progressiste catalane. Parmi les participants figurent le président du Conseil européen Antonio Costa et divers chefs d'État d'Afrique du Sud, de Colombie et d'Uruguay.
La présence de Claudia Sheinbaum à Barcelone revêt une importance particulière, intervenant peu après que le roi Felipe VI d'Espagne a reconnu avec franchise les "abuses" commis durant la conquête espagnole du XVIe siècle. Ce sujet, longtemps contentieux entre Madrid et Mexico, trouve un éclairage particulier avec cette visite.
À son arrivée, Mme Sheinbaum a déclaré qu'il n'existait pas de "crise diplomatique" entre les deux nations, soulignant l'absence de tension.
"Je viens d’un peuple qui reconnaît ses racines autochtones, trop souvent silenciées et méprisées, mais qui demeurent indéfectibles", a-t-elle affirmé lors de son discours, exprimant sa volonté de porter une déclaration pour l'interdiction d'interventions militaires à Cuba.
De son côté, Pedro Sanchez a plaidé pour une refonte des Nations unies, affirmant : "Nous croyons que le temps est venu de renouveler et de réformer cette institution, pourquoi pas, dirigée par une femme. C’est une question de justice et de crédibilité". Il a également averti que la démocratie ne peut être considérée comme acquise.
Au cours de ce même événement, le président brésilien Lula a mis en garde contre la montée de l'extrémisme, avertissant : "Lorsque la démocratie recule, des figures telles qu'Hitler émergent". Il a qualifié ce sommet d'occasion d'initier un mouvement alternatif, soulignant la nécessité d'orienter le monde vers la vie plutôt que vers la destruction.
Parallèlement, un forum intitulé "Mobilisation progressiste globale" a également lieu, impliquant des chercheurs et des représentants syndicaux de plus de 40 pays, organisé par l'Internationale socialiste, présidée par Pedro Sánchez.
Le rassemblement de cette coalition de gauche coïncide avec un événement d'extrême droite à Milan, où figurent des figures comme le Français Jordan Bardella, peu après la défaite électorale de Viktor Orban en Hongrie.







