Ce samedi, Louis Aliot, maire du Rassemblement National à Perpignan, a été élu président de la communauté urbaine lors d'un premier tour sans contestation. Sa promesse ? Instaurer une gouvernance collégiale centrée autour de la ville de Perpignan.
Avec cette élection, la communauté urbaine devient la plus importante dirigée par le RN. Dans son discours précédant le vote, Aliot a précisé : « Je n'ai pas pour ambition de constituer un exécutif partisan, ni d'accaparer la direction. Mon but est d’établir un équilibre autour de la ville centrale. »
Il a également souligné l'importance de la représentativité des communes au sein des instances décisionnelles. « Je suis déterminé à redonner à Perpignan son rôle de locomotive du développement territorial », a-t-il ajouté.
L’opposition plaide pour « du service public et de l’humain »
Face à lui, Édith Pugnet, maire communiste de Cabestany, a plaidé pour une intercommunalité qui « agit efficacement » dans divers domaines, souhaitant intégrer davantage de dimensions humaines et de service public dans les choix politiques.
Robert Vila, président sortant de Perpignan Méditerranée Métropole, a choisi de ne pas se représenter, notant que sa succession se fait dans un esprit d’intérêt général, malgré quelques différences entre ses soutiens et ceux d'Aliot.
Rappelons qu’en 2020, Louis Aliot n’avait pas réussi à rassembler suffisamment de voix. À l’époque, Robert Vila avait été élu à la présidence. Toutefois, cette fois, Aliot a veillé à construire des alliances judicieuses avec des candidats de droite, évitant ainsi de provoquer directement ses opposants.
Conformément à sa stratégie, qui vise à maintenir une relation apaisée avec les maires de droite, Aliot a également laissé le champ libre à ses adversaires potentiels dans certaines municipalités comme Saint-Estève et Canet-en-Roussillon.
Cette élection marque un tournant pour le paysage politique de la région, et les promesses d'Aliot seront scrutées de près par les élus et les citoyens.







