A peine 24 heures après avoir annoncé le déblocage du détroit d’Ormuz dans le cadre d’un accord temporaire avec les États-Unis, l'Iran a déclaré, le 18 avril, sa décision de le fermer à nouveau, invoquant le blocus américain comme raison principale.
Le porte-parole des forces iraniennes a communiqué cette nouvelle à travers l’agence Tasnim, confirmée par divers médias, y compris BFMTV. Le pays monte au créneau en affirmant que le contrôle du détroit, par où transite environ 20 % du pétrole mondial, est désormais réinstauré en raison de comportements jugés hostiles par les États-Unis.
L'Iran a déclaré avoir initialement consenti à limiter le passage des pétroliers et des navires commerciaux à travers ce détroit stratégique, mais accuse les États-Unis de mener une politique de "piraterie maritime". Les autorités iraniennes précisent que tant que ce blocus persistera, la navigation des navires sera strictement surveillée.
Réaction à la menace de blocus
Les derniers développements interviennent après les paroles de Donald Trump, qui a juré de maintenir le blocus si aucun accord de paix n’était signé avec Téhéran. En réponse, le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a indiqué dans un message sur son compte X que le détroit d'Ormuz ne resterait pas accessible si le blocus se poursuivait. Cela souligne la fragilité de la situation dans cette région stratégique, marquée par des escalades verbales et une incertitude persistante quant aux intentions futures des deux nations.
Malgré ces déclarations musclées, la dynamique sur le terrain demeure trouble, alors que les parties impliquées continuent de surveiller attentivement les développements diplomatiques. La communauté internationale se retrouve ainsi dans l'attente d'un possible tournant qui pourrait soit exacerber les tensions, soit ouvrir la voie à des négociations.







