Mardi soir, alors que le mouvement Hezbollah a revendiqué une attaque contre un site militaire israélien, Emmanuel Macron a reçu le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, à l'Élysée. Dans un contexte de tensions exacerbées au Moyen-Orient, Macron a insisté sur la nécessité d'étendre la trêve en cours, qui a été mise en place vendredi dernier.
Le président français a déclaré qu'Israël devait renoncer à ses ambitions territoriales au Liban, tout en appelant le Hezbollah à désarmer sous la direction des Libanais. « Pour entamer un véritable processus de stabilisation, il est crucial que cette trêve soit prolongée », a-t-il souligné.
Macron a également mis en avant l'importance d'un accord politique entre Israël et le Liban, visant à garantir la sécurité des deux nations et à établir des bases pour une normalisation de leurs relations, comme l'indique Le Monde.
Des revendications libanaises fortes
Nawaf Salam a affirmé que le Liban réclame le retrait total des forces israéliennes de son territoire, ainsi que le retour des prisonniers et des déplacés. Une nouvelle réunion est prévue à Washington pour discuter de ces enjeux cruciaux.
« La France est prête à maintenir son engagement sur le terrain », a déclaré Macron, en particulier après le retrait prévu de la Finul, la mission de l'ONU.
Concernant les tensions croissantes, Macron a également fait part de son inquiétude concernant les violations du cessez-le-feu par Israël. Il a souligné que « la paix ne peut se construire sur des actes hostiles ». Cette situation pourrait même amener l'Europe à reconsidérer ses accords avec Israël, si ce dernier ne modifie pas sa conduite.







