Pour redynamiser ses relations avec les États-Unis, l'Ukraine envisage d'introduire un nouveau nom pour une section du Donbass : "Donnyland". Cette initiative a pour but d'attirer l'attention de Donald Trump, révélant une approche audacieuse et inédite de la diplomatie ukrainienne.
Lors d'un entretien accordé à la télévision allemande ZDF, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exprimé son désespoir face à l'engagement des négociateurs américains, Steve Witkoff et Jared Kushner, qu'il estime trop concentrés sur l'Iran et négligeant l'Ukraine.
Ce constat d'impuissance met en lumière la lutte d'Ukraine pour rester dans l'esprit des décideurs américains, alors que l'Union européenne maintient un soutien tangible avec un prêt de 90 milliards d'euros, comme rapporté par La Dépêche.
Une stratégie audacieuse en faveur du soutien américain
Comme l'indique le New York Times, des diplomates kyriens envisagent sérieusement de rebaptiser cette région "Donnyland". Cette suggestion a émergé lors de discussions de paix et pourrait sembler humoristique, mais elle révèle une réalité où les gouvernements se tournent vers le président Trump pour garantir le soutien des États-Unis.
Le nom "Donnyland" ne figure pas dans les documents officiels, mais son intégration dans les discussions témoigne de l'ingéniosité des négociateurs ukrainiens pour capter l'attention de l'ancien président américain.
Vers un modèle de micro-État semi-autonome ?
La zone concernée s'étend sur 80 kilomètres de long et 65 kilomètres de large, restant sous contrôle ukrainien malgré les revendications russes. Selon les estimations de Kiev, elle pourrait abriter environ 190 000 habitants, bien que le New York Times suggère que ce chiffre pourrait être largement exagéré, indiquant plutôt 95 000 résidents.
Volodymyr Zelensky semble prêt à envisager des compromis, notamment la création d'une zone démilitarisée, proposition qui intéresse également le Kremlin sous certaines conditions. Cependant, cette idée pourrait se heurter au refus de Kiev de permettre aux forces russes d'y patrouiller.
Le Times souligne aussi une éventualité qui consisterait à établir "Donnyland" comme un micro-État semi-autonome, inspiré du modèle monégasque, offrant des incitations fiscales attrayantes, une proposition qui a été discutée dans divers brouillons d'accords.







