Ce jeudi, l'organisation Reporters sans frontières (RSF) a tiré la sonnette d'alarme sur la situation de la liberté de la presse dans le monde, annonçant qu'elle atteint son niveau le plus bas depuis un quart de siècle. La Turquie, déjà répertoriée parmi les pays les moins respectueux de cette liberté, a encore chuté de plusieurs places dans le classement mondial.
Dans les données communiquées le 30 avril, Istanbul se positionne à la 163e place, derrière des pays comme l'Irak, et bien loin de la Syrie, qui, contre toute attente, remonte à la 141e place. Selon RSF, la pression exercée par le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan rend la profession de journaliste de plus en plus difficile et dangereuse dans le pays.
« L'environnement médiatique en Turquie est devenu particulièrement hostile, avec une répression systématique des voix critiques », a déclaré un expert des médias au nom de la liberté d’expression. Les arrestations de journalistes et la fermeture de médias indépendants ont accentué ce climat anxiogène, toujours selon RSF.
La situation en Turquie illustre ainsi une tendance inquiétante à l'échelle mondiale. D'autres pays, comme la France, s'inquiètent également d'une érosion progressive de la liberté de la presse. Selon une analyse de France Info, les démocraties doivent veiller à protéger les journalistes pour éviter que des pays comme la Turquie ne deviennent la norme.







