Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a annoncé le 30 avril sur RTL que "le Smic pourrait augmenter d'au moins 2% le 1er juin" si les chiffres de l'inflation se confirment le 13 mai.
L'accélération de l'inflation en avril, révélée par l'Insee, a surpris l'exécutif. Lescure a reconnu qu'"on s'attendait à moins", attribuant cette situation aux effets du conflit au Moyen-Orient. "Les prix de l'essence et du transport aérien continuent d'augmenter", a-t-il détaillé, une analyse corroborée par les chiffres fournis par l'Insee, qui a noté une augmentation de 14% pour les prix de l'énergie sur un an.
"C'est le modèle social qui fonctionne. Il n'y a pas un pays dans le monde où cela arrive. Les faibles rémunérations sont protégées contre l'inflation, il faut le saluer," a affirmé Lescure.
Une approche ciblée sur les aides économiques
Concernant les prix des carburants, le ministre affirme "suivre la situation de très près" et plaide pour "l'agilité" des dispositifs d'aide gouvernementaux. Il a précisé : "Nous devons nous adapter aux évolutions du conflit et à ses impacts sur l'économie française. Nous évitons un soutien généralisé, car certaines personnes ont des besoins plus urgents que d'autres." Ces mots soulignent une volonté de précision dans l'octroi des aides.
"Nous ne voulons pas de mesures qui arrosent tout le monde. Les demandes de soutien se concentrent sur ceux qui en ont réellement besoin," a souligné Lescure.
Depuis le début de la crise, le gouvernement a opté pour des aides ciblées vers des secteurs spécifiques, a expliqué David Amiel, ministre des Comptes publics. Ces mesures représentent un coût de 150 millions d'euros en avril, suivi de 180 millions d'euros en mai. Emmanuel Macron a, pour sa part, demandé au gouvernement d'explorer des solutions nouvelles face à la hausse des prix de l'énergie dans un contexte géopolitique très incertain.







