Cette flottille, partie pour dénoncer le blocus imposé à Gaza, a été interceptée alors qu'elle naviguait dans des eaux internationales. Les militants, incluant des citoyens français, se dirigeraient actuellement vers la Grèce, d’après des sources israéliennes.
• Près de 22 bateaux arraisonnés
Selon Global Sumud France, l’association organisatrice, près de 60 embarcations avaient pris le départ de ports européens comme Marseille et Barcelone. Dans un communiqué, ils ont déclaré que "22 des 58 bateaux" de la flottille avaient été pris d'assaut par les forces israéliennes, ce qui représente une violation manifeste du droit international. Ils ont, de plus, exprimé leur inquiétude suite à la perte de contact avec 11 navires.
• Des militants sous tension
Le ministère israélien des Affaires étrangères a mentionné que 175 personnes ont été détenues, alors que les organisateurs affirment que le chiffre pourrait atteindre 211. Hélène Coron, représentante de la flottille, a indiqué que parmi les détenus se trouve la conseillère communale parisienne Raphaëlle Primet.
• Israël justifie son action
Dans un communiqué, le gouvernement israélien a défendu cette intervention, affirmant qu'une "action précoce s'imposait" en raison des risques d'escalade et de la nécessité de maintenir un blocus légal. Ils ont également affirmé avoir découvert de la drogue et d'autres objets à bord amenés à remettre en question la nature humanitaire de cette flottille.
Sur les réseaux sociaux, l'organisation a expliqué que les bateaux ont été abordés par des vedettes militaires israéliennes armées. Les occupants ont été contraints de se regrouper.
• Réaction internationale
Le ministre français des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, a demandé à toutes les parties de respecter le droit international, tandis que Fabien Roussel, chef du Parti communiste, a appelé à une mobilisation pour exiger la libération des militants. Des déclarations similaires ont été exprimées par le gouvernement italien, qui a demandé la libération de ses ressortissants, et le gouvernement espagnol, qui a convoqué le représentant israélien pour faire part de sa vive inquiétude.
• Un écho au passé
En 2025, une première flottille avait déjà attiré l'attention mondiale après avoir été interceptée par l'armée israélienne. Cette intervention avait alors suscité de nombreuses condamnations et une attention médiatique considérable.
Alors que les événements se déroulent rapidement, l'appel à la libération des détenus et le respect du droit international sont plus que jamais au cœur des préoccupations des pays concernés.







