Des jihadistes du JNIM ont commencé à établir un blocus routier autour de Bamako, la capitale malienne, où un hommage émouvant a été rendu au ministre de la Défense, Sadio Camara, tragiquement tué lors d'attaques menées le week-end dernier contre des installations militaires stratégiques.
Selon des information du Journal du Mali, mardi, le groupe jihadiste avait promis des représailles sévères à quiconque tenterait d'accéder à Bamako, notamment par les routes vers Kati, le bastion de la junte. En conséquence, des centaines de véhicules de marchandises étaient immobilisés aux différents points d'accès de la ville, affectant gravement les liaisons commerciales avec des villes clés comme Conakry, Abidjan et Dakar.
Jeudi, un hommage national a été organisé en l'honneur du général Camara. Sous haute sécurité, en présence de nombreux dignitaires, dont le Chef de la junte, Assimi Goïta, des milliers de Maliens ont assisté à la cérémonie. Camara, figure emblématique de la junte, a été inhumé à Kati, un moment marquant pour la nation.
Le rassemblement s'est déroulé dans un climat de tension palpable, renforcé par une forte présence militaire. Des barricades et des points de contrôle ont été établis pour sécuriser les lieux de la cérémonie, comme l’a rapporté RFI. Le ministère de la Défense avait également décrété deux jours de deuil national à la suite de sa mort tragique.
Les funérailles ont vu la présence non seulement de la junte malienne, mais aussi des ministres de la Défense du Niger et du Burkina Faso, renforçant ainsi l'unité entre ces nations sahéliennes, qui font face à des défis sécuritaires similaires.
Assimi Goïta, rendant un dernier hommage au général Camara, a affirmé : "Il a incarné l'engagement pour la défense de notre pays, et son sacrifice sera gravé dans nos mémoires comme celui d’un héros." Bakary Camara, porte-parole de la famille, a également souligné que son nom sera gravé au Panthéon de la patrie.
Sadio Camara avait été tué lors d'une attaque suicide. Son assassinat est un coup dur pour la junte, qui peine à maintenir le contrôle face à une escalade des violences dans le pays, comme le rappelle Le Monde. La situation sécuritaire au Mali sombre de plus en plus avec les attaques récurrentes des jihadistes, créant un climat d'incertitude et d'angoisse parmi la population.
Malgré les assurances du gouvernement sur le contrôle de la situation, des experts comme Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole du FLA, affirment que le régime militaire est vulnérable et risque de perdre le pouvoir dans un futur proche. Le soutien de Moscou reste, quant à lui, ferme, avec des représentants russes affirmant qu’ils sécurisent leur présence au Mali, malgré les appels des rebelles au retrait.







