Le 1er mai, Donald Trump a resserré l'étau des sanctions dirigées contre Cuba, intensifiant ainsi les frictions avec La Havane au sein d'une crise économique qui perdure sur l'île. Selon Trump, Cuba demeure "une menace extraordinaire" pour la sécurité nationale des États-Unis. Le nouveau décret exacerbe les tensions en plaçant dans son viseur les banques internationales opérant avec le gouvernement cubain, restreignant les mouvements migratoires et sanctionnant les entreprises sous l'égide des secteurs énergétiques et miniers, sans oublier ceux qui se rendent coupables de "violations graves des droits de l'homme".
Une réaction cinglante de La Havane
Ce durcissement des sanctions s'accompagne d'un défilé du 1er Mai à La Havane, où le slogan "la patrie, on la défend" résonne. Des centaines de milliers de participants, dont Raúl Castro et le président Miguel Diaz-Canel, ont manifesté leur solidarité avec un message clair à l'encontre des États-Unis.
La réaction officielle cubaine ne s'est pas fait attendre. Le ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a qualifié ces décisions de "mesures coercitives unilatérales, illégales et abusives" sur ses réseaux sociaux. Parallèlement, Miguel Díaz-Canel a incité les Cubains à se rassembler contre "le blocus génocidaire" et à faire face aux menaces émanant de Washington.
Une crise économique alarmante
Malgré ces tensions exacerbées, des discussions diplomatiques continuent d'avoir lieu, comme en témoigne un échange récent au début avril à La Havane. Cependant, la situation économique demeure particulièrement préoccupante : le secteur du tourisme a chuté, les productions industrielles sont paralysées et le manque de carburant s'accentue. Selon des experts, "cette nouvelle série de sanctions ne fait qu'attiser les difficultés économiques déjà vécues par le peuple cubain" (source : Le Figaro).
Les autorités cubaines mettent en avant la mobilisation populaire pour résister aux sanctions. Selon Osnay Miguel Colina, un dirigeant syndical, "face à ces restrictions écrasantes, le 1er Mai est une affirmation de notre capacité à surmonter les obstacles". Une participante, Lidice Guridis, a mentionné que la réponse de la population était "forte et juste devant l'ambassade des États-Unis".







