Au printemps, certains animaux sauvages ruminants adoptent des comportements pour le moins étonnants, se présentant souvent euphoriques et titubants aux abords des habitations. Ce phénomène intrigant est causé par l’ingestion de bourgeons de plantes fermentés.
Imaginez un chevreuil atterrissant sur le parking d'un supermarché ou une biche s’aventurant dans un jardin. Ces ruminants, qui vivent principalement en forêt ou dans des prairies, traversent souvent les routes pour accéder à des zones morcelées de leur habitat. Bien qu’ils soient généralement discrets et évitent les humains, les comportements observés au printemps changent radicalement.
Les bourgeons : des sources d'ivresse
Lorsque les jours s’allongent et que la végétation reprends, les cervidés consomment massivement ces bourgeons, dont la fermentation peut être à l’origine d’un phénomène d’ivresse. Ce comportement inhabituel attire l’attention des riverains, qui doivent redoubler de prudence.
Processus de fermentation
Les ruminants, par leur nature, possèdent un système digestif complexe permettant la fermentation de leur nourriture. Selon la Fondation 30 Millions d’amis, les sucres présents dans ces bourgeons se transforment en alcool dans leur estomac, provoquant des « effets comparables à un état d’ébriété ». Aurélie Gontier, de SOS Faune sauvage Limousin, confirme que cette ivresse est due à la fermentation des sucres présents dans ces bourgeons.
Les animaux se ruent sur les bourgeons.
© (Photo Citypresse)
Le phénomène terrestre touche également les routes où ces animaux, désinhibés, pourraient apparaître de façon inattendue. Leur comportement imprévisible peut rendre la situation dangereuse, notamment lors des traversées.
Vigilance sur les routes aux abords des forêts au printemps, des chevreuils « ivres » pourraient traverser inopinément !
© (Photo Citypresse)
En cas de rencontre inattendue avec un animal, il est conseillé de garder vos distances. Dans cet état altéré, les animaux peuvent se montrer agressifs. Mieux vaut s’en éloigner pour votre sécurité et celle de l’animal.
Un phénomène insolite mais commun
Cette ivresse printanière n’est pas exclusive aux cervidés. Divers autres animaux, comme les oiseaux ou les écureuils, peuvent également éprouver des effets similaires après avoir consommé des fruits trop mûrs ou des aliments fermentés. Au final, la nature nous réserve toujours des surprises !
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