Suite à leur arrestation jeudi, environ 175 militants ont été transférés dans quatre autocars ce vendredi vers une ville située sur l'île de Crète, comme l'a rapporté un journaliste de l'AFP.
Ces militants, qui font partie de « la flottille pour Gaza », avaient été interceptés par les forces israéliennes alors qu'ils naviguaient près de l'île. Accompagnés par les garde-côtes grecs, ils ont finalement été débarqués dans un petit port au sud-est de la Crète.
Le ministère des Affaires étrangères grec a indiqué qu'il était en contact avec les autorités israéliennes pour garantir la sécurité du retour de ces personnes dans leurs pays d'origine.
Violations du droit international mises en avant
Dans la nuit de mercredi à jeudi, Jérusalem a précisé que 175 militants avaient été arrêtés en Méditerranée orientale, bien que les organisateurs de la flottille font état de 211 arrestations. Parmi les personnes arrêtées, 15 Français doivent également être mentionnés, selon les déclarations du gouvernement français.
En réponse à ces événements, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a déclaré qu'un accord avec le gouvernement grec faciliterait le transfert de ces civils sur les côtes grecques.
De leur côté, plusieurs gouvernements européens dont l'Espagne, la Turquie et le Pakistan ont réagi vigoureusement en appelant à la libération des militants ou en dénonçant les violations de droit international. Dans un communiqué commun, ces pays ont souligné des « violations flagrantes des normes internationales » commises par Israël, suscitant des inquiétudes sur les conséquences de cette situation sur les relations diplomatiques.







