Un sentiment de fin de règne plane sur l'Élysée avec le départ anticipé d'Emmanuel Moulin, secrétaire général pour une courte période. Après avoir été directeur du Trésor et directeur de cabinet de Gabriel Attal à Matignon, il quitte son poste clé à seulement un an des élections présidentielles.
Le remplacement d'Alexis Kohler, un ancien pilier qui a occupé ce rôle durant huit ans, alimente les rumeurs d'une atmosphère morose au sein du palais. Déjà, une dizaine de conseillers de Macron ont pris leurs distances depuis le début de l'année, cherchant de nouvelles aventures tant dans le secteur public que privé. Selon un expert des stratégies de l'État, « l'Élysée à l'approche d'une fin de règne est une maison qui se vide progressivement. »
Le climat se tend davantage alors qu'Emmanuel Macron, en butte à des difficultés internes, semble rester dans une position délicate avec de moins en moins de soutien. Une source proche du gouvernement confie : « Valider des candidatures macronistes devient chaque jour plus complexe. »
Une valse de départs anticipés
Les demandes de départ au sein de l’Élysée continuent de se multiplier. Émilie Piette et Constance Bensussan, secrétaires générales adjointes, ont également trouvé de nouveaux horizons. Une autre conseillère, Anne-Claire Legendre, s'est vue confier la direction de l’Institut du monde arabe après avoir été conseillère pour l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Ces changements soulèvent des questions quant à la stabilité des équipes autour de Macron.
À la recherche d'un nouvel élan
Emmanuel Moulin vise la Banque de France, un mouvement jugé délicat dans le contexte actuel. L'impact de ces changements s'avère préjudiciable alors que Macron s'efforce de maintenir une certaine dynamique dans son gouvernement, multipliant les visites officielles à un rythme élevé. Il reste déterminé à avancer, affirmant qu'il travaillera « jusqu'à la dernière seconde » de son mandat.
Alors que sa période de leadership touche à sa fin, il est fort probable qu'Emmanuel Macron, à peine âgé de 50 ans lors de son départ, cherche à redéfinir son avenir politique, comme le souligne un proche : « Il souhaite donner vie à ses aspirations, tant pour lui que pour le pays. » Cette ambiance de mélancolie mêlée d'espoir reste palpable alors que le bal des départs se poursuit à l'Élysée.







