Avec une croissance économique stagnante, des niveaux d'inflation en hausse, et une flambée des prix de l'énergie, François Ruffin défend ses priorités politiques pour endiguer la colère populaire croissante.
Interrogé sur la situation du pays, il a affirmé : "Il y a une colère qui monte, mais des solutions existent". Son message principal s'articule autour d'une indexation des salaires sur l'inflation, une pratique qui était en vigueur jusqu’en 1983. Pour lui, il est injuste que ce soit les Français qui paient les conséquences de l'inflation.
"La crise du Covid et la guerre en Ukraine ont entraîné une perte de pouvoir d'achat. Ce n'est pas une fatalité. Remettons l'indexation des salaires sur l'inflation !"
Bien qu'Emmanuel Macron ait rejeté cette idée en 2022, arguant qu'elle risquerait de créer encore plus d'inflation, Ruffin plaide pour un changement radical dans la gestion économique du pays. En évoquant la régulation du marché pour des biens essentiels tels que le logement et l'énergie, il appelle à protéger les services vitaux de l'emprise du marché libre.
François Ruffin critique également les déclarations de Gabriel Attal, qualifiant ses propos d'une continuité des idées d'antan défendues par des figures comme Thatcher et Reagan. Il exprime sa volonté de considérer le travail comme un atout et non un coût, promettant de défendre les "travailleurs essentiels" s'il était élu en 2027.
Il a lancé sa campagne à Lyon, mettant l'accent sur une taxation accrue des entreprises à gros bénéfices, telles que TotalEnergies, afin de financer ses propositions de protection des travailleurs. Si le climat économique actuel incite à la critique, Ruffin veut aussi donner de l'espoir par des solutions pragmatiques qui feront appel à une régulation nécessaire du marché.







