Le député Jiovanny William, représentant de la Martinique, a été mandaté par le gouvernement pour étudier les fluctuations des prix des billets d'avion reliant l'Hexagone aux territoires ultramarins. Sur France Inter, il a exprimé son inquiétude en affirmant que les Ultramarins sont "asphyxiés" par l'augmentation des tarifs, liée en grande partie aux tensions géopolitiques actuelles au Moyen-Orient.
Selon William, "Nous ultramarins, nous faisons face à ces hausses depuis une quinzaine d'années". En abordant la crisis iranienne, il a noté une augmentation des coûts de 10 à 20%, plaçant le prix des billets entre Fort-de-France et Paris à des niveaux parfois excessifs, atteignant "1 500 à 1 700 euros en classe économique" pour un aller-retour.
Le député Martinique présentera ses recommandations d'ici la fin juin, mais d'ores et déjà, il offre plusieurs pistes de réflexion. Il cite la nécessité de la continuité territoriale, un principe de service public visant à atténuer les inégalités dues à l'éloignement, qu'il défend depuis des années.
"Mixer service public et liberté de concurrence"
William insiste sur le fait que "L'État doit assumer ses responsabilités en matière de régulation économique", en se basant sur le modèle corse où des tarifs réduits sont appliqués pour les trajets entre l'île et le continent. Il propose également de reconsidérer les mécanismes de transport sur les lignes où la concurrence n'a pas été efficace, en fusionnant le service public avec la libre concurrence.
Enfin, il suggère "d'adapter certaines réglementations européennes concernant le transport", en appelant notamment à des exonérations pour les voyageurs ultramarins face à la législation européenne sur la décarbonation, une proposition qui pourrait offrir un certain répit dans cette situation critique.







