L'ancienne Première ministre, Élisabeth Borne, a récemment annoncé son retrait de la direction du parti Renaissance, évoquant des "désaccords de fond et de méthode" avec le président actuel, Gabriel Attal. Bien qu'elle demeure adhérente, Borne a décidé de quitter le Conseil national et le bureau exécutif du parti pour se consacrer à son nouveau projet, "Bâtissons ensemble", visant à rassembler au-delà des clivages politiques.
Ce départ était anticipé par certains observateurs politiques, comme le souligne le média RTL, qui rapporte une absence de Borne lors d'une réunion cruciale du bureau exécutif le 4 mai, servant d'alerte sur une rupture probable.
Le caractère "bonapartiste du parti"
Dans ce contexte de tensions, le Conseil national de Renaissance sera convoqué le 12 mai pour définir le mode de désignation du candidat à la présidentielle, prélude à la confirmation de Gabriel Attal comme candidat. Étonnamment, cette convocation a été annoncée sans consulter Élisabeth Borne, qui préside d’ordinaire cette instance.
Guillaume Gouffier-Valente, proche de Borne et député du Val-de-Marne, a critiqué ce tournant, dénonçant le manque de débat au sein du parti et le caractère "bonapartiste" de sa direction. Selon lui, son retrait des instances du parti serait imminent et il projette d’informer Gabriel Attal de sa décision par écrit. "Il n'y a plus de discussion dans le parti, plus de réel débat", déclare-t-il, soulignant l'éviction d'Élisabeth Borne.
Côté Attal, on minimise
Dans cette bataille de la direction, Gabriel Attal minimise la situation et insiste sur la nécessité de créer les conditions d’un débat productif. Un autre député de Renaissance a exprimé son mécontentement face à ce départ, affirmant qu'il n'est pas judicieux de quitter le navire à seulement un an de la présidentielle.
Citant ses propres propos, Attal a souligné que "nous ne ferons pas la Nouvelle République" avec Borne, manifestant ainsi son désir de tourner la page. Élisabeth Borne, pour sa part, a choisi de ne pas assister au meeting majeur organisé par le parti le 30 mai, marquant ainsi un point de non-retour dans cette fracture politique.







