Le président américain, Donald Trump, se rendra à Pékin les 14 et 15 mai pour un face-à-face tant attendu avec son homologue chinois, Xi Jinping. Reportée de plusieurs semaines, cette visite se déroulera dans un climat diplomatique tendu, particulièrement exacerbé par le conflit avec l'Iran et les difficultés entourant le détroit d'Ormuz.
En effet, plus de la moitié des importations de pétrole brut de la Chine transitent par ce détroit, actuellement bloqué depuis le début de la guerre. Face à cette crise, Pékin a pris une posture diplomatique active, jouant un rôle clé dans les pourparlers qui ont conduit à un fragile cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, comme l'indique le quotidien Le Monde.
Un équilibre stratégique en jeu
Sur le plan politique, la Chine maintient une ligne prudente, évitant les critiques trop ouvertes contre les États-Unis tout en apportant un soutien mesuré à Téhéran. Ce pragmatisme a pour but de préserver des relations solides avec les pays du Golfe, qui sont devenus des partenaires économiques essentiels ces dernières années.
Dans ce contexte, Marco Rubio, secrétaire d'État américain, a appelé Pékin à influencer Téhéran pour garantir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz. "Je souhaite que les Chinois fassent entendre une voix forte auprès de leur interlocuteur iranien pour qu'il prenne conscience des conséquences de ses actes", a-t-il déclaré.
Suspension du 'Projet Liberté'
"Grâce à moi, la Chine ne nous a pas défiés", a affirmé Trump, en annonçant la suspension temporaire du 'Projet Liberté', qui visait à escorter des navires dans le détroit d'Ormuz. Cette décision, présentée comme un geste en attendant un éventuel accord avec l'Iran, fait suite à ce que Trump qualifie de "progrès significatifs" dans les négociations.
Dans une déclaration récente, le président a également décrit Xi Jinping comme un "type formidable" et a noté son respect sur le dossier iranien, ce qui pourrait indiquer une certaine convergence des intérêts.
Les tensions autour de Taïwan
Un autre sujet épineux qui devrait être abordé lors de la visite de Trump est la question de Taïwan. Les États-Unis commencent à poser des conditions claires. Rubio a exprimé ses inquiétudes face à toute initiative jugée "déstabilisant" concernant l'île revendiquée par Pékin. "Taïwan sera assurément un point de discussion, comme toujours", a-t-il précisé.







