Un couple de locataires à Corronsac, en Haute-Garonne, est plongé dans l'angoisse quotidienne, persuadé que leur maison est sur le point de s'effondrer. Alors qu'un rapport du SDIS 31 a clairement identifié un "risque grave d'effondrement", une inspection effectuée par la mairie a jugé le logement habitable, entraînant un blocage dans toute procédure future.
"À chaque bruit, on se demande si ça ne va pas tomber". Manon et Rafaël, qui ont emménagé dans cette maison en 2021, vivent cette situation angoissante. Leur demeure présente de nombreuses fissures dans les murs et au niveau des poutres, un toit soutenu par des étais fragiles et une installation électrique douteuse. Ces signes inquiétants ont vu leur état se détériorer au fil des années, notamment après l'effondrement du toit de la grange en septembre dernier, un événement qui a écrasé tous leurs biens stockés en dessous, comme le rapportent nos confrères de La Dépêche.
Malheureusement, la relation entre le couple et ses propriétaires semble au point mort, ce qui complique encore davantage leur situation. Les tensions persistantes ont donné lieu à un litige qui dure depuis plusieurs années.
La mairie écarte tout risque structurel
En mars, le service départemental d'incendie et de secours de la Haute-Garonne (SDIS 31) a transmis un rapport aux autorités locales soulignant un "risque grave d'effondrement" de la maison. Rafaël se remémore cette conversation : "Ils nous ont clairement dit de faire les valises".
Se sentant en danger, le couple a saisi le préfet de la Haute-Garonne pour engager une procédure de péril imminent. Cependant, à ce jour, aucune mesure concrète n'a été prise, laissant Manon et Rafaël dans l'incertitude.
De leur côté, les autorités municipales affirment qu'après avoir examiné le rapport des pompiers, elles ont mandaté un bureau d'études independent qui a conclu le 20 avril dernier que "la partie logement ne présente pas de risque d'effondrement et est habitable en tout point".
Le propriétaire, sollicité pour commenter cette situation, a choisi de ne pas répondre aux questions des journalistes.







