Mohamed Bakkali, reconnu coupable de son rôle dans les tragiques attentats du 13-Novembre et l'assaut du Thalys, fait face à une possible libération conditionnelle en Belgique. Cette décision de la justice belge, issue de règles pénales distinctes de celles en France, suscite une profonde indignation parmi les victimes des attaques.
Âgé de 39 ans, Bakkali est devenu symbole de la douleur de la France après les événements du 13 novembre 2015, qui ont directement causé la mort de 132 personnes. Le tribunal de l'application des peines (TAP) de Bruxelles, le 11 mai 2026, a décidé de lui accorder six congés pénitentiaires, comme rapporté par le site belge Sudinfo.
Ces congés de trente-six heures permettent au détenu de passer la nuit hors de l'établissement pénitentiaire, une étape préliminaire avant l'introduction d'un bracelet électronique pour une libération conditionnelle. Une audience prévue en septembre déterminera la suite des événements, sachant que certaines évaluations concluent que Bakkali est apte à retrouver la liberté, selon Le Monde.
Une demande de libération au tiers de sa peine
Bakkali a été condamné à vingt-cinq et trente ans de prison, assortis d'une période de sûreté de deux tiers de sa peine. Cependant, son transfert en janvier 2023 dans une prison belge, où la période de sûreté a été modifiée après sa condamnation, change la donne. En effet, la justice belge, considérant ces nouvelles lois, permet à Bakkali de prétendre à une libération conditionnelle bien plus tôt que s'il était resté en France, où il n'aurait pas pu prétendre à un bracelet électronique avant 2035.
On se demande un peu quel est le message qui est envoyé, sachant qu'en plus, on connaît la responsabilité de l'appareil sécuritaire belge dans les attentats qu'a subis la France.
Arthur Dénouveaux, président de l'association des victimes du 13-Novembre Life for Paris
Cette décision atteint des sommets d'indignation parmi les victimes et leurs familles. Arthur Dénouveaux, à la tête de l'association Life for Paris, partage son incompréhension. Il exprime sa frustration face à ce qu'il perçoit comme une injustice : "À quoi ça sert de faire des longs procès si, à la fin, tout cela peut être annulé par des mesures administratives?" a-t-il déclaré. Par ses mots, il rappelle la légère douleur que ces nouvelles politiques infligent à ceux qui ont affronté la violence des attentats.







