La cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, a affirmé que la Russie est en proie à la panique suite aux récentes attaques de drones ukrainiens, notamment celles qui ont ciblé Saint-Pétersbourg. "Ces incidents illustrent clairement une réaction désespérée de la part russe. Ils intensifient leurs frappes terroristes, ne sachant comment répondre à ces menaces", a-t-elle déclaré lors d’une interview à l'AFP à Bruxelles.
Des drones ukrainiens ont frappé des infrastructures énergétiques et militaires à Saint-Pétersbourg ce mercredi, un jour symbolique marqué par l'ouverture du Forum économique traditionnel. En réponse, le Kremlin a promis "des réponses systématiques" à ces attaques, survenant juste après une offensive massive ayant coûté la vie à 23 personnes en Ukraine, comme l’a rapporté France 24.
L'Ukraine a intensifié sa stratégie d'attaques ciblées comme riposte aux bombardements incessants russes visant ses villes et infrastructures. Kaja Kallas a souligné que la Russie, confrontée à des pertes humaines et financières, se sent obligée d'augmenter ses campagnes agressives contre les civils ukrainiens.
"Les coupures d'internet en Russie visent également à empêcher la population de comprendre la situation, ce qui pourrait poser des questions sérieuses pour Poutine", a-t-elle ajouté. Cette analyse est partagée par d'autres experts, qui estiment que la censure est devenue un outil central du régime pour assurer sa survie face à une opposition croissante.
Le président russe, selon Kallas, choisit d'exercer le terrorisme pour susciter la peur, témoignant de sa faiblesse sur le terrain de guerre. "L'objectif est de briser la résilience ukrainienne et d’ébranler la détermination de nos sociétés", a-t-elle insisté.
En ce qui concerne les négociations de paix, auxquelles les États-Unis ont tenté de donner un élan l'année dernière, Kallas a déploré l'absence de bonne volonté de la part de Moscou. "Ils avancent des revendications extrêmes sans faire le moindre pas vers une concession", a-t-elle déclaré.
Pour Kallas, il est crucial de maintenir la pression sur la Russie afin de la contraindre à dialoguer avec l'Ukraine. L'Union européenne étudie actuellement un nouveau paquet de sanctions, qui serait le 21ème depuis le début de l'invasion en février 2022.
"Notre objectif est clair : viser l'industrie militaire et les institutions financières pour perturber leur capacité à financer la guerre", a-t-elle précisé. Un des axes majeurs de ces sanctions consistera également à réduire les revenus pétroliers de la Russie, la principale source de financement de son effort de guerre contre l'Ukraine.







