Lors d'une conférence de presse le 3 juin, Grégory Bobbato, maire de Fleurance, a exprimé son désespoir face à la disparition tragique de la petite Lyhanna. "Quand il y a des dysfonctionnements, ceux qui payent souvent sont les acteurs locaux comme les gendarmes", a-t-il souligné, en déplorant la volonté des décideurs de ne pas s'attaquer aux véritables causes des problèmes.
"N'oublions pas que notre priorité, c'est de retrouver cette petite fille", a précisé le maire, qui a décrit le climat d'angoisse pesant sur la commune et ses habitants depuis six jours. "C'est tout un territoire, et des parents, qui ont perdu le sommeil", a-t-il ajouté avec émotion.
Grégory Bobbato a également pointé du doigt les conséquences des coupes budgétaires dans le domaine de la justice. "Nous faisons les frais de décennies d'économie sur le dos de sujets cruciaux, tels que l'accompagnement des victimes et la nécessité d'une réponse rapide dans les affaires impliquant des enfants", a-t-il déclaré. Ces mots résonnent d'autant plus fort suite à l'appel à une enquête administrative par le ministre de l'Intérieur, après que des plaintes visant le principal suspect aient été classées sans suite.
Le maire a rappelé que le suspect de la disparition de Lyhanna n'est pas inconnu des autorités, étant déjà impliqué dans plusieurs procédures pour viols ou agressions sexuelles. Cette situation met en lumière des défaillances graves dans le traitement de la justice, qui, selon Bobbato, nécessitent une réforme profonde plutôt qu'une gestion de surface.
Alors que la recherche de Lyhanna se poursuit, l'appel à un examen minutieux du système judiciaire devient de plus en plus urgent, comme le souligne un rapport récent du journal France Info.







