La validation par la commission des Lois, le 2 juin dernier, a suscité des réactions multiples au sein de la classe politique corse. D'une part, de nombreux élus accueillent cette avancée comme une première étape significative vers une autonomie souhaitée et nécessaire. D'autre part, des voix discordantes, comme celle de François-Xavier Ceccoli, soulignent les nuances et les risques associés à cette initiative.
Ceccoli, unique député à avoir voté contre le texte, reste cependant ouvert à des évolutions futures. Toutefois, il exprime des inquiétudes majeures concernant la législation dévolue à la Corse, notamment sa soumission à un contrôle parlementaire. "Non, messieurs, ce n'est pas comme ça que ça marche. Nous parlons de l’avenir des Corses. Il faut mettre en place des garde-fous pour éviter toute légèreté", déclare-t-il.
À l'inverse, Michel Castellani, député de Haute-Corse, se montre plus optimiste, considérant que le texte représentait une avancée. "C'est une étape nécessaire, bien que le chemin soit encore long", souligne-t-il, en rappelant que des débats approfondis ont eu lieu pour parvenir à cette décision.
Paul-André Colombani, député de Corse-du-Sud, partage cette prudence. Pour lui, il ne s'agit encore que d'un "premier pas" dans un processus plus large. Gilles Simeoni, de son côté, applaudit cette avancée tout en restant lucide : "C'est un pas important vers l'autonomie, mais rien n'est encore acquis", affirme-t-il.
Les différentes réactions illustrent bien la complexité des enjeux autour de l'autonomie corse et la nécessité d'un dialogue constructif entre les acteurs politiques. La route est encore jalonnée d'incertitudes et d'éventuelles modifications lors des débats futurs au sein de l'Assemblée nationale, prévue à partir du 16 juin. La question qui subsiste est de savoir si un consensus pourra émerger pour répondre efficacement aux aspirations des Corses.







