L’Assemblée nationale a fait un grand pas en avant en adoptant, mercredi, une proposition de loi pour accélérer la réduction de la présence de cadmium dans les engrais phosphatés. Ce métal lourd, classé cancérogène, a été reconnu comme une menace pour les sols agricoles et la chaîne alimentaire.
Cette décision marque une avancée décisive pour mettre fin à une exception française. Par un vote sans précédent de 144 voix pour et 22 contre, les députés ont approuvé cette initiative écologiste visant à limiter l’exposition au cadmium sur le territoire.
Le projet de loi propose une réduction rapide des niveaux autorisés de cadmium dans les engrais phosphatés. Ce métal se concentre dans les sols, contaminant ainsi les aliments que nous consommons. La loi a été adoptée malgré l'opposition du gouvernement, qui plaidait pour un rythme de baisse plus modéré, craignant des impacts négatifs sur la compétitivité de l’agriculture française. Ce texte a été soutenu par une alliance de gauche ainsi que par les groupes MoDem, Horizons et Renaissance, tandis que le Rassemblement national a voté contre.
« Nous tenons à remercier les scientifiques pour leurs éclairages et les ONG pour leur soutien dans cette lutte pour la santé publique », a déclaré le député écologiste Benoît Biteau, l'architecte de cette proposition, lors de son discours à l’Assemblée. Ce texte qui fait débat doit désormais être inscrit à l'ordre du jour du Sénat pour une nouvelle étape.







