Bien quarante ans se soient écoulés depuis les faits tragiques, le parquet du pôle des cold cases de Nanterre a pris la décision de réexaminer le dossier de Pascale Lecam, retrouvée morte en 1983 dans l’Essonne. L'avocat de sa sœur, Maître Didier Seban, exige la réalisation de nouvelles expertises concernant cette affaire qui est liée au mystérieux dossier des "victimes de la Nationale 20".
Selon les informations rapportées par RTL, le parquet a décidé de redynamiser l'enquête sur la mort de Pascale Lecam. La jeune femme, âgée de seulement 21 ans, avait été découverte le 7 août 1983, entièrement dénudée, à l'entrée d'un champ, non loin d'Étampes. Dernièrement aperçue au pub Saint-Germain dans le Quartier latin, elle était en compagnie d’un homme brun, grand et mince, dont l'identité reste à ce jour inconnue.
Olivier Le Gall, responsable des missions au cabinet de Didier Seban, a déclaré le 4 juin que "le dossier sera repassé en enquête préliminaire par des enquêteurs spécialisés de l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), experts dans la reprise de cold cases". Cette approche pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour l'enquête.
"C'est une annonce majeure pour le cabinet représentant Ghislaine Lecam, la sœur de Pascale. La réouverture de cette affaire suscite l'espoir de trouver des preuves sur un individu lié à ce dossier", a-t-il ajouté.
L'affaire de Pascale Lecam s'inscrit dans un tableau criminel complexe qui fascine les enquêteurs depuis plus de quarante ans. Entre 1980 et 1983, quatre jeunes femmes blondes avec des caractéristiques similaires ont été retrouvées sans vie près de la Nationale 20, un axe routier crucial en France, ce qui a conduit à de nombreuses interrogations sur un possible tueur en série.







