Dans un tournant surprenant, l'administration Trump a décidé de renoncer à son "fonds anti-instrumentalisation" de la justice, initialement conçu pour compenser ceux qui, selon elle, auraient été victimes d'injustices judiciaires sous l'administration Biden. Ce fonds de près de 1,8 milliard de dollars, présenté comme une solution pour réparer les dommages subi par les partisans de Donald Trump, a suscité de vives critiques et des accusations de "caisse noire" financée par les fonds publics.
Le ministre de la Justice par intérim, Todd Blanche, a confirmé cette décision le 2 juin, soulignant que aucune mise en place du fonds n'avait eu lieu et que personne n'avait été nommé pour son administration. CNN rapporte qu'une cour fédérale a gelé temporairement la création de ce fonds, rendant son abandon presque inévitable. « Les recours en justice contre ce fonds n'ont plus de justification », a-t-il affirmé lors d'une audition au Congrès.
Un débat juridique autour de l'immunité fiscale
Introduit le 18 mai, ce fonds avait pour but déclaré de réparer ce que l'administration Trump considérait comme une manipulation de la justice à des fins politiques. Les critiques ont rapidement qualifié ce projet de tentative d'acheter la loyauté de ses partisans, y compris ceux ayant été condamnés pour des actes liés à l'assaut du Capitole le 6 janvier 2021.
De plus, ce fonds était prévu dans le cadre d'une entente entre l'administration Trump et sa famille concernant des litiges fiscaux. En échange de l'abandon de réclamations de 10 milliards de dollars contre l'IRS, Trump et ses proches avaient obtenu une immunité fiscale rétroactive. En parallèle, des anciens juges ont récemment engagé des actions pour réouvrir un dossier, remettant en question la transparence de l'accord passé entre Trump et le ministère de la Justice.
Cette décision sur le fonds anti-instrumentalisation s'inscrit dans un contexte politique où les tensions continuent d'alimenter les débats, non seulement au sein du Parti républicain, mais aussi face à la perspective des élections à venir.







